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Tous accros?

juillet 11th, 2016 | Posted by calvet in PSYCHO - (0 Comments)
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Aujourd’hui en effet, on peut être «addict» à tout et n’importe quoi, au Botox, au jeu retro, aux liposuccions, et même aux mèches blondes de chez Ariette, comme l’indique Plum Sykes dans son roman Blonde Attitude.

Plus sérieusement, l’addiction aux jeux vidéo, en augmentation chez les ados, est aujourd’hui traitée dans une unité spéciale de l’hôpital Marmottan, dans le service de Marc Valleur. «Les plus addictifs sont les jeux on line appelés à «univers persistant», comme Everquest ou Dark Age of Camelot, dans lesquels vous créez votre clone virtuel pour lui faire vivre des aventures sans fin.» Esclavage garanti… Car le jeu n’est rythmé par aucune partie, aucune «mission» spécifique. Seule règle : faire vivre et prospérer son avatar.

Nouvelles aliénations

Autre dépendance en augmentation, l’«accrophonie», ou dépendance au portable. «En cumulant l’instantanéité et l’ubiquité, l’appareil nous lie à l’autre de façon permanente», analyse le docteur Lowenstein.

Un trompe-solitude comparable à la «tototte» du bébé, qui exacerbe un peu plus nos dépendances affectives et amoureuses. Toujours plus avides, nous cherchons à nous «remplir» de cet autre, transformé en nourriture affective. «Les parents n’arrivent pas à se séparer de leurs enfants, les couples pratiquent la fusion, et la famille, jadis considérée comme un «sas» temporaire, destiné à éduquer les enfants aux valeurs de la citoyenneté et de la religion, s’est transformée en prison dorée, en «bunker» ouaté dont on n’arrive plus à sortir», analyse Serge Hefez. Résultat : noyés sous l’emprise parentale, certains ados multiplient les codépendances : boulimie-anorexie, consommation effrénée de textos, voire de cannabis.

Au nom de la liberté, l’individu hypermoderne s’est donc affranchi des grands systèmes transcendantaux qui le contraignaient, pour retomber dans de nouvelles aliénations. Comment redonner des limites à ce «moi» goulu ? Dans les cliniques ad hoc – nées dans les années 2000 comme la consultation de Marc Valleur, ou la clinique Montevideo, dirigée par le professeur William Lowenstein –, chacun tente de comprendre ce que, par le biais de la compulsion, il cherche à fuir si activement. En guise d’exercice, les patients sont incités à supporter silence et solitude.

Retrouver cette simple aptitude à être, telle est également la mission que se fixent certaines thérapies comportementales et cognitives. «Le premier pas consiste à prendre conscience de ses dépendances, explique le docteur Stéphanie Hahusseau . Ensuite, j’invite le patient à «lister» les bénéfices qu’il retire à être plus autonome («j’ai gagné du temps/j’ai passé une heure à chatter au lieu de deux/j’ai épargné de l’argent au lieu de faire du shopping compulsif»).» Mais la meilleure des préventions est d’apprendre, dès son plus jeune âge à un enfant, à être autonome – ce que le pédiatre Donald Winnicott appelait «la capacité à être seul». «Pour le mener vers l’autonomie, explique le docteur Hahusseau, il faut le sécuriser, l’encourager, valoriser ses tentatives… Mais sans le couver. Sinon, il sera incapable de faire quoi que ce soit sans «béquille», sans bouée de sauvetage, ou sans un regard qui le rassure»…

La logistique en meilleure forme

octobre 15th, 2015 | Posted by calvet in Emploi - (0 Comments)
logistique

Le marché semble avoir redémarré. Au point qu’il devient difficile de trouver les bons profils et de répondre aux attentes des entreprises.

La logistique et les achats suivent la pente générale du recrutement, une pente plutôt ascendante avec cependant encore bien des difficultés et de la frilosité. Une frilosité en général, surtout au niveau de la logistique, la reprise étant un peu plus sensible en organisation et achats. Aux achats, davantage de demandes pour des profils qui changent peu : On demande de plus en plus des qualités d’organisation et de management points forts de ces métiers. Le management prenant une part très importante.

Avec des clients principalement implantés dans le secteur technique, les recherches s’orientent logiquement plutôt vers les diplômes d’ingénieurs. Mais sur les plates-formes logistiques, il peut aussi s’agir de gestionnaires.

On constate une régénération des effectifs. Nous sommes dans une phase de transfert où les autodidactes qui ont pu s’élever par l’expérience commencent à partir en retraite. Pour les remplacer, nous recrutons des spécialistes, donc des nouveaux diplômés expérimentés. Des profils insuffisants en nombre.

Ces métiers sont riches en termes d’environnement et d’objectifs, mais ils restent peu attractifs vus de l’extérieur.

Par ailleurs quelques clients assez ouverts pour intégrer des expériences transverses, issues des grands métiers du service ou de l’organisation.

Il va y avoir incontestablement une transformation massive des compétences autrefois venues du terrain Cela dit, pour des autodidactes motivés, il y aura toujours des opportunités de carrière.

Si la fameuse lame de fond de la reprise tant annoncée n’est toujours pas là, il existe depuis quelques mois une certaine reprise, notamment en logistique, organisation, achats. Signe encourageant, des recrutements qui concernent depuis quelques mois fréquemment des créations de poste. La demande porte sur des profils d’ingénieurs, de bac + 2, etc.. Le papy-boom entraînant le recrutement de nouveaux profils, plus jeunes et en général mieux diplômés.

La fonction achats lui paraît la plus recherchée, aussi bien par les grands groupes que par les PME. Celles-ci souhaitant développer la fonction et sa professionnalisation. La tendance est plutôt dans ce cas à une formation technique. Pour les plus âgés, les profils commerciaux ont intérêt à opter pour un parcours technique, comme l’achat de produits industriels. En logistique, en revanche, ce sont surtout les grandes entreprises ayant un département dédié qui recrutent.

demande intéressante dans les achats.

On  enregistre des recherches de profils ingénieurs avec des exigences de plus en plus fortesl. Exigences en fonction du contexte de l’entreprise, de son internationalisation, des langues et de l’allemand notamment, car l’Allemagne est le 1erfournisseur et le 1erclient de la France.

En termes de rémunérations, la flambée enregistrée dans les achats il y a quelques années est terminée, et laisse la place à une certaine stabilité. En supply chain,  moins de demandes qu’il y a deux ou trois ans et très peu dans la fonction organisation, si ce n’est lors de réorganisations ou dans des groupes importants.

La fonction achats a sans nul doute encore de beaux jours devant elle et si la logistique connaît un certain reflux, il est tout simplement dû à des entreprises qui ont suffisamment recruté dans les années passées,  pour autant que ce secteur reste l’un de ceux où sans diplôme majeur, il est encore possible de progresser. La grande distribution en est un parfait exemple où certains de ces postes sont pourvus en interne.

 Une montée en puissance qui s’explique par une certaine désindustrialisation, qui implique d’acheter et d’importer les produits, donc une professionnalisation grandissante de ces fonctions. On annonce + 7% de croissance en 2016 sur ces métiers auxquels s’ajoute la nécessité de compétences très pointues sur certains domaines.

Comme dans les entrepôts, où les systèmes d’information sont devenus très complexes et demandent un certain niveau de formation. Sur des postes de responsables d’entrepôts notamment on nous demande au moins des profils bac + 2, voire bac + 5, dans le secteur de la grande distribution, quelques clients qui préfèrent un manager diplômé école de commerce ou d’ingénieurs pour remplacer leurs responsables logistiques en entrepôts, souvent anciens caristes. La pratique de langues est bien sûr indispensable, et l’émergence des nouveaux marchés nécessite au moins de parler parfaitement l’anglais.

Un secteur logistique qui compense et vient prendre le relais de fonctions industrielles.

Qui, dans l’ensemble, connaissent un certain tassement. Dès lors que l’on délocalise ou que l’on réalise des investissements à l’étranger, il est nécessaire d’avoir une logistique parfaitement adaptée, moins de «prudence» dans les recrutements : Parce que les outils sont aujourd’hui plus fiables, les coûts mieux évalués en logistique et qu’avec le redémarrage de la croissance on réinvestit.

Se confirme que les départs en retraite vont marquer l’arrivée de jeunes diplômés remplaçant peu à peu les autodidactes. L’attrait de la fonction logistique auprès des ingénieurs généralistes, attrait sans doute favorisé par les difficultés de ces ingénieurs à trouver un emploi, et la multiplication des formations dans ce domaine. Ce qui frappe, c’est la difficulté à recruter aussi bien les profils tournés vers la stratégie que des chauffeurs. La profession devra peut-être, comme dans le BTP, développer ses propres formations.

Les prestataires de services logistiques

forcément tournés vers la vente de prestations et le commercial, de la logistique industrielle c’est-à-dire de production, pratiquée par les grandes entreprises ayant une direction logistique. Après une phase d’externalisation de la logistique dans les années 2000 pendant laquelle les prestataires ont beaucoup embauché, ils sont en train de se restructurer et se tournent vers l’international.

70% des postes à pourvoir en logistique chez les prestataires de services concernent l’international terrestre, mais aussi aérien et maritime. Autre remarque, si la logistique de la grande distribution comme de l’industrie a recruté des ingénieurs pour gérer sa production, les prestataires, davantage tournés vers le commercial et les besoins de leurs clients, ont eu tendance à négliger l’organisationnel. Aujourd’hui, ils veulent mieux contrôler leurs coûts de production. Ils souffraient de profils trop autodidactes en entrepôts, désormais nous ne recrutons quasiment que des personnes de niveau bac + 2 minimum et parlant une ou deux langues.

En logistique industrielle, en revanche, c’est la prévision des ventes qui préoccupe les entreprises. La logistique industrielle s’est tournée vers le marketing et la stratégie marketing.

Le secteur de la logistique commerciale.

On constate une fonction supply chain qui s’est énormément développée depuis quelques années, avec moins de spécialistes, au profit de généralistes, ingénieurs, mais aussi de plus en plus gestionnaires et commerciaux.

Ils doivent avoir cette capacité à embrasser toute la chaîne logistique de l’entreprise. les responsables supply chain ne sont pas des profils trop difficiles à trouver, à la différence des profils d’acheteurs. Côté prestataires logistiques, on ressent également de plus en plus de demandes en managers et de moins en moins de spécialistes de l’entreposage ou du transport.

Est-il facile de trouver des logisticiens ?

Difficile, répondent la majorité des cabinets. Car, dès que l’on aborde la fonction management, les recherches se compliquent. On peut trouver facilement le spécialiste.

Mais la fonction management nécessite un bon généraliste, qui sache diriger, aborder aussi bien la partie opérationnelle que stratégique et il est beaucoup plus difficile de trouver à la fois la compétence et les qualités humaines. Onpense plutôt à un changement de génération, passant des autodidactes qui ont appris avec l’expérience à des personnes plus préparées à la logistique d’aujourd’hui et au management, donc plus faciles à recruter.  Le recrutement est effectivement assez facile s’il s’agit d’un «copier-coller», avec une évolution uniquement salariale pour le candidat.

C’est en revanche difficile si l’on veut aller chercher quelqu’un issu d’un autre secteur, qui apportera un autre enrichissement, une autre vision. Une démarche toutefois très intéressante car elle permet d’anticiper la pénurie à venir dans ces métiers.

Face à des candidats frileux, qui bougent peu, il n’est pas si simple de trouver le bon candidat, même issu de la logistique. D’autant qu’on ne leur offre pas de saut de rémunération exceptionnel et que les sociétés recherchent quelqu’un d’opérationnel immédiatement. Par ailleurs les entreprises ne sont pas encore aptes à accepter des candidats venant d’horizons différents et prêts à s’adapter à leurs problématiques, leurs contraintes et leurs exigences.

Il est toutefois beaucoup plus facile de trouver un candidat, dès lors qu’il est possible d’élargir la palette. Aaujourd’hui un responsable de plate-forme logistique est un chef d’entreprise, qui doit avoir des qualités de management, savoir descendre dans son entrepôt, donc avoir des qualités opérationnelles, de gestionnaire, etc. Des profils très différents de ce qui a pu exister.

La logistique est de plus en plus considérée comme un centre de profit plutôt qu’un centre de coûts. Donc aujourd’hui les directeurs de plate-forme logistique sont en quelque sorte des directeurs généraux de PME, des profils qui n’ont jamais été faciles à trouver.

Le management est l’une des compétences qui s’apprend le moins. On a des qualités de manager ou on ne les a pas. C’est ce qui est difficile à identifier, paradoxalement, s’il est assez aisé de faire venir un ingénieur vers la distribution, il est beaucoup plus compliqué de faire venir une formation tertiaire vers l’industrie. Alors que la fonction est on ne peut plus transversale.

Le changement de génération amène, côté achats, des jeunes diplômés de formation plutôt technique et côté administration des ventes plutôt tertiaire. Souvent, ils ont une double formation, généraliste et logistique, beaucoup de DESS existant dans cette spécialité.

Les candidats sont-ils toujours plus attirés par les entreprises que par les prestataires de services ?

Moins aujourd’hui,‘il existe davantage de postes chez les prestataires, que les rémunérations se sont équilibrées par rapport à l’industrie, avec des possibilités d’évolution très intéressantes chez le prestataire. Chez le logisticien  lorsque vous êtes directeur logistique, ce qui constitue déjà un énorme poste, vous n’arrivez pas forcément à la fonction de DG ensuite. Et si l’image de certains groupes industriels est toujours très attrayante, les postes de logisticiens sont toujours un peu moins nombreux que chez les professionnels du métier.

Les candidats sont-ils prêts à bouger ou sont-ils toujours aussi prudents ?

Plutôt à l’écoute du marché et remarque des profils de qualité. Ce qui n’était pas le cas il y a deux ou trois ans, mais moins active qu’en 2009-2011. Ils sont intéressés, demandent à voir, mais vont rarement au bout. Ils n’ont pas retrouvé la confiance, alors que s’il y a des opportunités à saisir, c’est probablement aujourd’hui. Si l’instabilité économique les rend peut-être très frileux, leur métier très prenant fait aussi qu’ils ne regardent pas beaucoup à l’extérieur.

L’argent, c’est fait pour s’en servir et certains décident de le faire pour favoriser une œuvre, mener une recherche… La voie la plus simple est alors d’effectuer des dons à des associations ou à des fondations. Il existe aussi une autre voie, courante dans le monde anglo-saxon, qui consiste à créer sa propre fondation. Une aventure qui reste rare en France. En grande partie en raison d’une fiscalité peu incitative pour les «fondateurs». Explications.

philantropie

Deux textes majeurs ont permis d’améliorer et de préciser le champ des activités philanthropiques réalisées par les contribuables français: la loi relative au mécénat, aux associations et aux fondations du 21 juillet 2003 et l’instruction fiscale encadrant les donations temporaires d’usufruit du 6 novembre 2003, soulignent les spécialistes de JP Morgan Private Bank.

Quoi de neuf à l’arrivée pour les particuliers? Depuis le début de l’année, les dons aux œuvres (1) sont davantage encouragés, les déductions fiscales ont été relevées. La loi de finances a en effet porté à 60 % du montant des sommes versées (contre 50 % avant) la réduction d’impôt dans la limite désormais de 20 % du revenu imposable (deux fois plus qu’auparavant).

En effectuant des dons, il est donc possible de réduire de manière substantielle l’impôt sur le revenu. Mieux, il est possible de reporter pendant cinq ans les versements excédentaires qui n’auraient pas conduit à réduction d’impôt.

Les donations, comme les legs, à des organismes reconnus d’utilité publique sont de leur côté exonérées de droits de mutation. Et, fait nouveau, si un héritier renonce à une partie d’une succession pour en faire donation à une association ou à une fondation reconnue d’utilité publique, ces dons seront retranchés de l’assiette des droits de succession.

Mais donner peut aussi alléger l’ISF. En pratique, il est possible d’effectuer une donation temporaire d’usufruit. «Le mécanisme vient d’être sécurisé pour le donateur et l’organisme qui reçoit une telle donation», souligne la Fondation de France. L’instruction fiscale prévoit plusieurs conditions. La donation (à une fondation ou association reconnue d’utilité publique, une association culturelle ou de bienfaisance notamment) doit alors être notariée et être effectuée pour au moins trois ans. Durant ce laps de temps, les revenus du bien donné (par exemple un portefeuille de valeurs mobilières) vont à l’œuvre choisie. Et le donateur n’est plus assujetti à l’ISF sur ce bien. «L’instruction fiscale met le donateur à l’abri. Auparavant, l’administration aurait pu invoquer l’abus de droit», souligne t’on chez Fidal.

Plutôt que de donner à des œuvres, certains particuliers, rares encore il est vrai, tentent une autre aventure. C’est une partie de leur fortune qu’ils veulent mettre au service d’une cause, d’une idée, d’un rêve et ils le font en créant leur propre fondation (voir ci-dessous).

Des appuis existent: la Fondation de France et l’Institut de France abritent un certain nombre de fondations et les services de gestion privée de certaines banques fournissent aussi une aide. Mais en France ces cas restent rares. Ils sont encore peu encouragés par l’administration fiscale. D’autant qu’une fondation ne s’improvise pas.

Les 472 fondations reconnues d’utilité publique en France ont une personnalité juridique propre et doivent avoir les moyens de leur autonomie et de leur pérennité. «La fondation reconnue d’utilité publique doit immobiliser un capital susceptible de générer dans la durée les revenus annuels nécessaires à la poursuite de son objet», écrit le directeur de la Fondation de France.

(1) Dons aux œuvres ou organismes d’intérêt général ou fondations ou associations reconnues d’utilité publique notamment.

Vacances en famille

mars 12th, 2015 | Posted by calvet in Voyages - (1 Comments)

Préparer son départ, c’est choisir sa destination mais aussi sa formule. Hôtel-club, paquebot de croisière ou plus simplement pénichette, c’est le moment de réserver.

vacances

Les vacances de Pâques à peine achevées, il sera déjà temps de penser aux congés d’été. Où emmener sa petite (ou grande) famille? Au soleil, le plus souvent, en France, au bord de la mer ou à la montagne. Sur les rivières et canaux d’Europe aussi. A l’autre bout du monde, pour un peu plus d’aventure. Mais, pour que les vacances soient complètes, la destination ne suffit pas. Parents et enfants doivent tous trouver détente et plaisir. Le choix de la formule est ainsi déterminant dans la réussite du séjour. Les hôtels-clubs s’adressent à ceux qui préfèrent border leur séjour, en France et à l’étranger. A ceux, aussi, dont les enfants veulent pratiquer des sports en série, bien encadrés, pendant que les parents vaquent à d’autres occupations. La formule est dupliquée sur l’eau, du moins sur certains paquebots, avec des tarifs enfants défiant toute concurrence. Toujours au rythme de l’eau, les voyages en pénichette permettent à la famille de se retrouver sans stress avec, à la clé, la découverte de la campagne française ou d’Europe.

 

Une journée au club.
Certains sont tentés de s’en moquer. Prestations au rabais, animations ringardes, décor tape-à-l’œil, bulle d’artifices indifférente à leur environnement, disent-ils… Vu de l’intérieur, l’avis change. Les habitués ne tarissent pas d’éloges. L’hôtel-club réserve, il est vrai, ses séductions à qui s’y installe. Et elles sont nombreuses.

A mille lieues de l’auberge locale qui fait l’étape du voyage découverte, l’hôtel-club est entièrement conçu pour des vacances précisément formatées. Première donne: le soleil, la plage et le culte des vacances insouciantes. Un environnement clos, gage de sécurité. Deuxième exigence, chacun doit y trouver les activités qu’il attend: les plus jeunes sont accueillis selon leur âge dans des structures adaptées, veillées par des animateurs spécialisés, pendant que leurs parents optent pour une ribambelle d’activités, du tennis à la pétanque en passant par la planche à voile, la plongée ou la randonnée. Il est même possible de succomber à une grave crise de paresse, piscine, sieste et plage, sans que quiconque trouve à y redire. La tribu n’en a que plus de plaisir à se retrouver chaque soir autour de la table.

Troisième donne, une convivialité de tous les instants. Le maillot de bain fait oublier les retenues habituelles, le tutoiement se révèle aussi naturel que le partage du repas avec les voisins de plage et les équipes d’animation veillent à faire tomber les barrières. Quatrième argument, il est essentiel, des tarifs tout compris, vols depuis la France, transferts, hébergement, demi-pension, accès à toutes les réjouissances du lieu, etc. Les moins de 12 ans qui partagent la chambre de leurs parents bénéficient en outre de tarifs sensiblement réduits (entre 20 et 30 %). Évidemment, l’argument joue moins lorsqu’on part avec deux enfants ou en compagnie d’adolescents. Une deuxième chambre s’impose pour garantir aux uns comme aux autres l’indépendance sans laquelle les vacances ne seraient pas tout à fait réussies.

Pour illustrer la grille tarifaire, il faut retenir une base d’environ 400 à 600 € (selon le standing de la maison) par personne pour une semaine aux dates les moins recherchées du printemps ou de l’arrière-saison. Et doubler la mise durant les vacances scolaires d’été. Résultat: les familles adorent et plébiscitent la formule. D’autant qu’elle progresse sans cesse, ajoutant ici une école du cirque, là-bas des stages informatiques ou des initiations au golf pour mini-joueurs, sans négliger la présence ponctuelle de champions auprès des vacanciers. Multipliant aussi les formules «tout inclus» dont le tarif comprend les boissons non alcoolisées servies à volonté ou les en-cas généreusement distribués. Offrant enfin de plus en plus souvent la possibilité de dîner en tête-à-tête ou d’organiser des excursions privées.

Avec les premières douceurs du printemps, le bassin méditerranéen tient sa revanche sur les îles des Caraïbes, reines de l’hiver: proximité, tarifs adaptés pratiquement chaque semaine à la fréquentation, décor épatant de bleu et de blanc… Une dizaine d’enseignes rivalisent alors, du Maroc à la Turquie, en passant par l’Espagne, les Baléares, la Croatie, la Grèce ou la Tunisie.

MedLogLe Club Med d’abord, initiateur du genre. Plus de vingt villages semés tout autour de la Grande Bleue mettent en avant la diversité des styles, donc des tarifs, les buffets généreux et une animation sans faille. Rares sont les sports qui ne se pratiquent pas au Club… Les Paladiens (treize adresses en Méditerranée, Corse et Égypte comprises) rassemblent les habitués de Nouvelles Frontières, devenus parents cools, toujours adeptes de vacances sans façons. Fram et ses Framissima (dix-huit adresses dont trois en Tunisie, autant au Maroc et aux Baléares) jouent la carte d’une organisation impeccable et d’une atmosphère bleu-blanc-rouge définitivement rassurante.

Les quinze Eldorador de Jet tours (cinq sont installés en Tunisie) misent sur la diversité des activités. Ils sont les promoteurs de la formule «Ici, tout est proposé, rien n’est imposé». Leur standing est désormais tiré vers le haut. Ce dernier argument vaut tout autant pour les six Coralia clubs de la région. Ces établissements loisirs du groupe Accor sont, entre autres, commercialisés par TUI. De leur côté, les dix Lookéa méditerranéens de Look Voyages misent sur la francophonie et les prix légers, un argument auquel les familles nombreuses sont évidemment sensibles.

Enfin, les clubs Sangho, également adeptes des tarifs serrés, rayonnent dans le Sud tunisien, leur berceau, ainsi qu’au Maroc. Quant aux clubs Festival, l’apanage de Pacha Tours, ils ravissent ceux qui choisissent l’agrément des stations balnéaires turques. Tout comme les clubs Marmara, émanation d’un autre tour-opérateur, grand spécialiste de la Turquie.

Quel que soit le club, le programme est le même. La journée commence par le petit déjeuner. Puis, à partir de 10 heures, c’est chacun son emploi du temps. Destination le baby-club pour les moins de 4 ans. Ces structures n’existent pas partout, mais se multiplient d’année en année. Tant mieux. Ou bien cap sur le mini-club pour les 4-8 ans. Les puéricultrices maison multiplient jeux et activités d’éveil. Le club junior est ouvert aux 8-12 ans. Sports à la carte, balades tous ensemble, boums d’après-midi, théâtre… les éducateurs ne manquent jamais d’idées. Tout comme ceux qui s’occupent des clubs adolescents, les 13-18 ans, qui se défoulent en régatant, en marchant, en jouant au foot ou au basket. Les activités durent jusqu’à 17 ou 18 heures.

De leur côté, mamans et papas composent leur propre programme. Farniente, tennis, initiation à la langue du pays, loto, shopping, massage et soins de beauté, salle de remise en forme… Sachant qu’il est toujours possible de rompre cet ordonnancement pour faire une excursion en famille. Sachant aussi que tout le monde se retrouve à l’heure du dîner pour raconter les aventures de la journée. Le night-club invite enfin les plus courageux à conclure, tout en gardant la mesure…

Sachez dire “Non ” aux enfants.

mars 3rd, 2015 | Posted by calvet in PSYCHO - (2 Comments)

Après des années de compromis, voici le nouveau mot d’ordre : on ne lésine pas sur l’autorité ! Puisqu’en matière d’éducation l’heure n’est plus aux improvisations, les parents n’ont plus qu’à trouver le bon ton. Photo: lavanguardia

dire “Non ” aux enfants

On le sait, le retour de l’autorité est à la mode. On n’en finit pas d’observer le phénomène et on s’interroge sur ces générations de parents paralysés à l’idée d’opposer un refus à leur progéniture.

Lorsque ses fils lui réclament des baskets branchées à 150 euros, la mère les achète sans se poser de questions. Et pourtant… Elle-même ne s’offrirait rien à ce prix-là, son budget est souvent serré. Mais pour eux, oui, elle craque. Ils ont toujours eu droit aux derniers jeux vidéo lancés sur le marché.

Aveu surprenant de la part de la mère, qui n’a franchement rien de la femme dépensière et frivole. Cette intello au fort tempérament en est arrivée à s’endetter, pour ne pas dire “ non ” à ses fils, et à tourner le dos à ses convictions les plus profondes… Elle dénonce inlassablement la malbouffe et remplit pourtant le réfrigérateur de litres de soda. Elle est fière de son potager et vante la couleur de ses tomates au bureau, mais doit admettre que ses garçons se gavent de hamburgers – ou presque.

Elle reconnaît ses contradictions, mais prolonge l’increvable slogan des soixante-huitards – “Il est interdit d’interdire ” :  Je pense que mon rôle est d’expliquer, de proposer. Je voulais qu’ils deviennent autonomes, qu’ils puissent faire des choix. Je leur fournissais des éléments de débat : ce soda fait grossir, fumer provoque le cancer, etc. Mais je les laissais prendre leur destin en main. J’ai rarement été totalement convaincue d’avoir raison de dire non. De quel droit leur imposer mon point de vue ? Ils n’ont pas demandé à naître !

Lorsque son fils aîné commence à fumer des joints, elle reste sur la même ligne : “ Quand je suis tombée sur les premiers mégots, j’ai décidé d’en discuter avec lui. Convaincue que dire “non” ne sert à rien. Je me suis persuadée qu’à quatorze ans, il pouvait comprendre le message. ” Une mère n’interdit pas, elle recherche le compromis : “ Je demande à Martin de se limiter à fumer le week-end, en soirée, avec des copains. Et jamais le matin. Je pensais que ce serait suffisant. ”
Deux ans plus tard, son fils redouble pour la seconde fois. Et quand, finalement, lorsqu’on exige qu’il arrête de fumer des joints, il répond qu’il est dépendant, “ accro ”.

On le sait, le retour de l’autorité est à la mode. On n’en finit pas d’observer le phénomène et on s’interroge sur ces générations de parents paralysés à l’idée d’opposer un refus à leur progéniture : culte de l’enfant, peur de ne plus être aimé, culpabilité des parents divorcés, on connaît par cœur la litanie des explications les plus évidentes…

On se souvient presque avec regret, la larme à l’œil, de ces familles où le père régnait en maître sur une mère soumise et des enfants qui ne bronchaient pas. Inutile d’espérer un come-back, les structures familiales ont changé de façon irréversible et, comme le souligne le psychiatre Serge Hefez : La vie était plus simple quand on ne plaisantait pas avec les règles, mais en était-elle plus facile pour autant ? La psychanalyse est née, au début du siècle dernier, des dégâts causés par ces familles autocratiques et par cette écrasante hiérarchie que certains semblent aujourd’hui regretter amèrement.

Une morosité narcissique ambiante.

La famille est désormais plus égalitaire et l’autorité n’est plus un droit absolu : Elle doit faire la preuve de son bien-fondé, de sa légitimité. À en croire les témoignages des familles et les constats des thérapeutes, de plus en plus sollicité pour des troubles d’enfants liés à un dysfonctionnement de l’autorité.  Comment peut-on lui faire comprendre qu’on ne se couche pas à une heure du matin quand on n’a que neuf ans ?

Pourquoi les interrogations de ce type se multiplient-elles ? Parce que l’adulte “ parentifie ” l’enfant ! Ce néologisme est signé Philippe Jeammet, professeur de psychiatrie de l’enfant** : “ Pour les parents, l’essentiel est que l’enfant les aime bien ! Pourvu qu’on soit copain, que l’on soit le plus proche possible… Alors, on évite les conflits. ” Philippe Jeammet relie cela à une morosité narcissique ambiante : les parents sont vaguement déçus par leurs performances, par une certaine “ fatigue d’être soi, et ce qu’ils demandent à leurs enfants, c’est d’être contents ”.

S’il veut fumer, s’il veut sortir, pourquoi le contrarier ? S’il en tire du plaisir, cela prouve que nous sommes à la hauteur en tant que parents. Sa satisfaction nous rassure sur nous-mêmes. À tort ? “ Bien sûr, affirme le thérapeute. Les parents doivent être adultes et ne pas attendre d’être protégés par leurs enfants, c’est le monde à l’envers ! ” Un contresens qui conduit à repousser le rapport de force, à ne pas supporter qu’un jeune “ fasse la gueule ” à la maison. Comme cette mère:  Sa fille de quinze ans avait installé son petit copain de seize ans chez elle. La mère nous appelait au secours, elle n’en pouvait plus de cette cohabitation, se sentant violée dans son intimité familiale. Comment en était-elle arrivée à accepter cette situation ? Parce que sa fille avait menacé de partir si elle refusait.  L’aurait-elle réellement fait ? La mère a, quoi qu’il en soit, cédé tout de suite, immédiatement déstabilisée par cette hypothèse. Déstabilisée, comme tous les parents confrontés plus banalement aux hurlements, colères ou caprices de leurs rejetons. Et qui baissent les bras pour avoir simplement la paix.

La crainte de l’abus de pouvoir.

Il ne faut pas avoir peur d’être en opposition : n’oubliez pas que les enfants ont le temps pour eux ! Ils sauront, adultes, affirmer leurs convictions. S’ils veulent boire du Coca, se gaver de cochonneries, fumer, sortir, ils le feront, de toute façon, plus tard. Alors, on peut les en priver plus jeunes, si on estime cela nécessaire… Ne leur volez pas leur enfance, ils seront adultes bientôt !

Certes, mais la tâche est plus délicate lorsqu’on se trouve seul face aux enfants. À 80 %, les personnes qui appellent l’École des parents pour des conseils sont des mères. Parmi elles, beaucoup se plaignent d’exercer seules l’autorité, qu’elles soient, d’ailleurs, en couple ou non. Autrefois, la position du père permettait à la mère de se “ décoller ” de son enfant. En faisant acte d’autorité, il aidait l’enfant à prendre son autonomie. Aujourd’hui, le papa est davantage en “ corps à corps ” avec son fils ou sa fille. Et les parents sont finalement quasi interchangeables. Alors, qui reprend la fonction paternelle d’hier ? La question reste souvent sans réponse.

La famille contemporaine n’est pas retombée sur ses pieds. Si je refuse une demande, ai-je raison ? Puis-je prétendre détenir la vérité ? Lorsque j’impose une décision qui les contrarie, je la remets rapidement en question, car je me demande de quel droit je le fais.”De la même façon, on ne punit jamais.

Mais ne pas savoir dire “ non ” aux enfants, est-ce une forme de démission ? Imposer des règles, cela passe-t-il forcément par cette manifestation d’autorité ? Le quotidien se doit d’être très balisé : tout est rangé, ordonné, organisé, ritualisé. les enfants travaillent normalement à l’école, leurs demandes ne sont jamais extravagantes, ils aident volontiers leur mère, ils ne posent aucune difficulté particulière. Alors, l’enfant pourrait donc s’épanouir, grandir, sans devoir affronter le “ non ” de ses parents ? Tout est affaire d’équilibre, ici comme ailleurs. Il faut en effet abandonner “ l’illusion démocratique ”, qui voudrait que chaque membre de la famille ait le même pouvoir. Il s’agit d’éviter d’un côté, la force brutale, le pouvoir, la menace ; de l’autre, la persuasion, l’imploration (reconnais-moi comme père ou mère et rassure-moi) et surtout l’abus d’explications qui nous encourage à oublier le passé, mais pas les hiérarchies.

Mission délicate, quand les interlocuteurs de l’enfant deviennent multiples, au sein de familles recomposées aux combinaisons de plus en plus diverses.

** Auteur de “ Réponses à 100 questions sur l’adolescence ”, éd. Solar et, avec Odile Amblard, de “ La psycho 100 % ado ”, éd. Bayard.

 

Ceux qui savent apprécier les belles choses l’ont surnommé le «Hermès du meuble italien». Depuis 1912, la maison Poltrona Frau gaine en effet de ses plus beaux cuirs les fauteuils qui auront fait s’asseoir le monde entier.

 

De la Maison royale d’Italie aux Ferrari, des paquebots aux Maserati, de théâtres en auditoriums, Poltrona Frau selle de qualité et scelle en beauté l’une des plus belles aventures de l’ameublement italien haut de gamme.

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Fondée à Turin par Renzo Frau en 1912, Poltrona Frau possède aujourd’hui soixante magasins en nom propre dans le monde avec un chiffre d’affaires consolidé de 84 millions d’euros. En catalogue, les sièges historiques comme le 1919, le Lyra, le Tabarin, le Lullaby Due créé en 1968 par Lella et Massimo Vigneli, aujourd’hui architectes commis à la réalisation des show-rooms Poltrona Frau, et tout récemment réédité, sont des best-sellers absolus. Quant au fameux fauteuil club 904, mué en «Vanity Fair», tendu d’un cuir naturel gold, coloris unique, il fait l’objet et d’une réédition limitée à mille exemplaires et d’un culte foudroyant, Gérard Depardieu à Paris et le peintre Julian Schnabel à New York, ayant déjà fondu dessus.

Les archives de Poltrona Frau regorgent de trésors mais c’est par la bande que s’opèrent parfois des résurrections bénies des design-victims : c’est en effet en passant devant la vitrine d’un antiquaire parisien qu’Alain Lardet, directeur de la filiale française de Poltrona Frau (et aussi président de l’association des Designers Days) tomba net en arrêt devant un fauteuil dessiné en 1965 par Gio Ponti pour… Poltrona Frau. Inscrit illico au programme des rééditions de prestige, le Dezza, a ainsi été (re)lancé voilà quelques mois. Succès fou, évidemment.

Entre-temps, Poltrona Frau qui est dirigée par Franco Moschini, aura discrètement racheté la mythique maison viennoise Thonet désormais ravivée par un juste programme de rééditions et de créations contemporaines, puis le petit éditeur italien Gufram, bien connu des collectionneurs de design pour avoir édité et produit en 1970 le surréaliste divan Bouche, dessiné par le collectif Studio 65 en hommage à Salvador Dali. Également tombé dans cette escarcelle, l’ébéniste Celi, connu pour ses réalisations de yachts. En quelques saisons, la vénérable maison turinoise s’est transformée en minigroupe italo-européen, sans rien perdre de la facture d’excellence qui forge son renom sur le marché international.

Qualité, universalité et communication. Pour Poltrona Frau, la trilogie fonctionne à merveille : Jean Nouvel, Pier-Luigi Cerri, Michele de Lucchi, Tito Agnoli, Marco Zanuso, Ferdinand A. Porsche, Richard Meier, Frank O. Gehry transcendent son catalogue en Bottin mondain du design et de l’architecture contemporains. Quatre-vingts signatures et plus de 60 modèles disponibles en 478 versions patinent de prestige tout cuir l’identité de la marque.

Laquelle collabore avec Renzo Piano pour l’auditorium du Parco de la Musica à Rome, avec Ross Lovegrove pour les sièges de la nouvelle première classe Japan Air Lines, a fourni ceux du Planétarium aménagé à bord du Queen Mary II, du Walt Disney Concert Hall à Los Angeles, de la nouvelle boutique Cartier sur les Champs-Élysées, mais aussi des showrooms Prada, Rolls-Royce et bien évidemment Ferrari puisque Poltrona Frau est depuis 1998 le fournisseur officiel du Cavallino.

Du cheval de Troie, pourraient dire certains : le 15 octobre 2003, Charme – le fonds d’investissement créé par Luca Cordero di Montezemolo, patron de Ferrari et de Maserati, par Diego della Valle (Groupe Tod’s), Vittorio Merloni, Andrea Pininfarina et une poignée de grandes familles italiennes –, entrait à hauteur de 30% dans le capital de Poltrona Frau. «Poltrona Frau concentre en son patrimoine les gènes du luxe italien», commente aujourd’hui Matteo di Montezemolo, 26 ans, qui après trois ans passés à New York dans le giron de la banque d’affaires Goldman Sachs rentre au bercail en intégrant illico les cadres de la maison.

Pour Charme, les objectifs sont clairement définis : créer un groupe industriel susceptible de satisfaire aux exigences du nouveau marché mondial de la décoration haut de gamme, se poser en partenaire stratégique avec un projet cohérent dans ses cartons et développer un portefeuille de marques liées à l’art de vivre, à la décoration et à la mode. Poltrona Frau inaugure ici ce faisceau d’ambitions qui rêve de sauver le made in Italy du délitement. En attendant, collectionneur comme son père d’art contemporain, Matteo vient d’acquérir une oeuvre de Franck Stella, accrochée dans son bureau milanais de la via Santa Margherita, juste au-dessus d’un canapé Poltrona Frau.