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La logistique en meilleure forme

octobre 15th, 2015 | Posted by calvet in Emploi - (0 Comments)
logistique

Le marché semble avoir redémarré. Au point qu’il devient difficile de trouver les bons profils et de répondre aux attentes des entreprises.

La logistique et les achats suivent la pente générale du recrutement, une pente plutôt ascendante avec cependant encore bien des difficultés et de la frilosité. Une frilosité en général, surtout au niveau de la logistique, la reprise étant un peu plus sensible en organisation et achats. Aux achats, davantage de demandes pour des profils qui changent peu : On demande de plus en plus des qualités d’organisation et de management points forts de ces métiers. Le management prenant une part très importante.

Avec des clients principalement implantés dans le secteur technique, les recherches s’orientent logiquement plutôt vers les diplômes d’ingénieurs. Mais sur les plates-formes logistiques, il peut aussi s’agir de gestionnaires.

On constate une régénération des effectifs. Nous sommes dans une phase de transfert où les autodidactes qui ont pu s’élever par l’expérience commencent à partir en retraite. Pour les remplacer, nous recrutons des spécialistes, donc des nouveaux diplômés expérimentés. Des profils insuffisants en nombre.

Ces métiers sont riches en termes d’environnement et d’objectifs, mais ils restent peu attractifs vus de l’extérieur.

Par ailleurs quelques clients assez ouverts pour intégrer des expériences transverses, issues des grands métiers du service ou de l’organisation.

Il va y avoir incontestablement une transformation massive des compétences autrefois venues du terrain Cela dit, pour des autodidactes motivés, il y aura toujours des opportunités de carrière.

Si la fameuse lame de fond de la reprise tant annoncée n’est toujours pas là, il existe depuis quelques mois une certaine reprise, notamment en logistique, organisation, achats. Signe encourageant, des recrutements qui concernent depuis quelques mois fréquemment des créations de poste. La demande porte sur des profils d’ingénieurs, de bac + 2, etc.. Le papy-boom entraînant le recrutement de nouveaux profils, plus jeunes et en général mieux diplômés.

La fonction achats lui paraît la plus recherchée, aussi bien par les grands groupes que par les PME. Celles-ci souhaitant développer la fonction et sa professionnalisation. La tendance est plutôt dans ce cas à une formation technique. Pour les plus âgés, les profils commerciaux ont intérêt à opter pour un parcours technique, comme l’achat de produits industriels. En logistique, en revanche, ce sont surtout les grandes entreprises ayant un département dédié qui recrutent.

demande intéressante dans les achats.

On  enregistre des recherches de profils ingénieurs avec des exigences de plus en plus fortesl. Exigences en fonction du contexte de l’entreprise, de son internationalisation, des langues et de l’allemand notamment, car l’Allemagne est le 1erfournisseur et le 1erclient de la France.

En termes de rémunérations, la flambée enregistrée dans les achats il y a quelques années est terminée, et laisse la place à une certaine stabilité. En supply chain,  moins de demandes qu’il y a deux ou trois ans et très peu dans la fonction organisation, si ce n’est lors de réorganisations ou dans des groupes importants.

La fonction achats a sans nul doute encore de beaux jours devant elle et si la logistique connaît un certain reflux, il est tout simplement dû à des entreprises qui ont suffisamment recruté dans les années passées,  pour autant que ce secteur reste l’un de ceux où sans diplôme majeur, il est encore possible de progresser. La grande distribution en est un parfait exemple où certains de ces postes sont pourvus en interne.

 Une montée en puissance qui s’explique par une certaine désindustrialisation, qui implique d’acheter et d’importer les produits, donc une professionnalisation grandissante de ces fonctions. On annonce + 7% de croissance en 2016 sur ces métiers auxquels s’ajoute la nécessité de compétences très pointues sur certains domaines.

Comme dans les entrepôts, où les systèmes d’information sont devenus très complexes et demandent un certain niveau de formation. Sur des postes de responsables d’entrepôts notamment on nous demande au moins des profils bac + 2, voire bac + 5, dans le secteur de la grande distribution, quelques clients qui préfèrent un manager diplômé école de commerce ou d’ingénieurs pour remplacer leurs responsables logistiques en entrepôts, souvent anciens caristes. La pratique de langues est bien sûr indispensable, et l’émergence des nouveaux marchés nécessite au moins de parler parfaitement l’anglais.

Un secteur logistique qui compense et vient prendre le relais de fonctions industrielles.

Qui, dans l’ensemble, connaissent un certain tassement. Dès lors que l’on délocalise ou que l’on réalise des investissements à l’étranger, il est nécessaire d’avoir une logistique parfaitement adaptée, moins de «prudence» dans les recrutements : Parce que les outils sont aujourd’hui plus fiables, les coûts mieux évalués en logistique et qu’avec le redémarrage de la croissance on réinvestit.

Se confirme que les départs en retraite vont marquer l’arrivée de jeunes diplômés remplaçant peu à peu les autodidactes. L’attrait de la fonction logistique auprès des ingénieurs généralistes, attrait sans doute favorisé par les difficultés de ces ingénieurs à trouver un emploi, et la multiplication des formations dans ce domaine. Ce qui frappe, c’est la difficulté à recruter aussi bien les profils tournés vers la stratégie que des chauffeurs. La profession devra peut-être, comme dans le BTP, développer ses propres formations.

Les prestataires de services logistiques

forcément tournés vers la vente de prestations et le commercial, de la logistique industrielle c’est-à-dire de production, pratiquée par les grandes entreprises ayant une direction logistique. Après une phase d’externalisation de la logistique dans les années 2000 pendant laquelle les prestataires ont beaucoup embauché, ils sont en train de se restructurer et se tournent vers l’international.

70% des postes à pourvoir en logistique chez les prestataires de services concernent l’international terrestre, mais aussi aérien et maritime. Autre remarque, si la logistique de la grande distribution comme de l’industrie a recruté des ingénieurs pour gérer sa production, les prestataires, davantage tournés vers le commercial et les besoins de leurs clients, ont eu tendance à négliger l’organisationnel. Aujourd’hui, ils veulent mieux contrôler leurs coûts de production. Ils souffraient de profils trop autodidactes en entrepôts, désormais nous ne recrutons quasiment que des personnes de niveau bac + 2 minimum et parlant une ou deux langues.

En logistique industrielle, en revanche, c’est la prévision des ventes qui préoccupe les entreprises. La logistique industrielle s’est tournée vers le marketing et la stratégie marketing.

Le secteur de la logistique commerciale.

On constate une fonction supply chain qui s’est énormément développée depuis quelques années, avec moins de spécialistes, au profit de généralistes, ingénieurs, mais aussi de plus en plus gestionnaires et commerciaux.

Ils doivent avoir cette capacité à embrasser toute la chaîne logistique de l’entreprise. les responsables supply chain ne sont pas des profils trop difficiles à trouver, à la différence des profils d’acheteurs. Côté prestataires logistiques, on ressent également de plus en plus de demandes en managers et de moins en moins de spécialistes de l’entreposage ou du transport.

Est-il facile de trouver des logisticiens ?

Difficile, répondent la majorité des cabinets. Car, dès que l’on aborde la fonction management, les recherches se compliquent. On peut trouver facilement le spécialiste.

Mais la fonction management nécessite un bon généraliste, qui sache diriger, aborder aussi bien la partie opérationnelle que stratégique et il est beaucoup plus difficile de trouver à la fois la compétence et les qualités humaines. Onpense plutôt à un changement de génération, passant des autodidactes qui ont appris avec l’expérience à des personnes plus préparées à la logistique d’aujourd’hui et au management, donc plus faciles à recruter.  Le recrutement est effectivement assez facile s’il s’agit d’un «copier-coller», avec une évolution uniquement salariale pour le candidat.

C’est en revanche difficile si l’on veut aller chercher quelqu’un issu d’un autre secteur, qui apportera un autre enrichissement, une autre vision. Une démarche toutefois très intéressante car elle permet d’anticiper la pénurie à venir dans ces métiers.

Face à des candidats frileux, qui bougent peu, il n’est pas si simple de trouver le bon candidat, même issu de la logistique. D’autant qu’on ne leur offre pas de saut de rémunération exceptionnel et que les sociétés recherchent quelqu’un d’opérationnel immédiatement. Par ailleurs les entreprises ne sont pas encore aptes à accepter des candidats venant d’horizons différents et prêts à s’adapter à leurs problématiques, leurs contraintes et leurs exigences.

Il est toutefois beaucoup plus facile de trouver un candidat, dès lors qu’il est possible d’élargir la palette. Aaujourd’hui un responsable de plate-forme logistique est un chef d’entreprise, qui doit avoir des qualités de management, savoir descendre dans son entrepôt, donc avoir des qualités opérationnelles, de gestionnaire, etc. Des profils très différents de ce qui a pu exister.

La logistique est de plus en plus considérée comme un centre de profit plutôt qu’un centre de coûts. Donc aujourd’hui les directeurs de plate-forme logistique sont en quelque sorte des directeurs généraux de PME, des profils qui n’ont jamais été faciles à trouver.

Le management est l’une des compétences qui s’apprend le moins. On a des qualités de manager ou on ne les a pas. C’est ce qui est difficile à identifier, paradoxalement, s’il est assez aisé de faire venir un ingénieur vers la distribution, il est beaucoup plus compliqué de faire venir une formation tertiaire vers l’industrie. Alors que la fonction est on ne peut plus transversale.

Le changement de génération amène, côté achats, des jeunes diplômés de formation plutôt technique et côté administration des ventes plutôt tertiaire. Souvent, ils ont une double formation, généraliste et logistique, beaucoup de DESS existant dans cette spécialité.

Les candidats sont-ils toujours plus attirés par les entreprises que par les prestataires de services ?

Moins aujourd’hui,‘il existe davantage de postes chez les prestataires, que les rémunérations se sont équilibrées par rapport à l’industrie, avec des possibilités d’évolution très intéressantes chez le prestataire. Chez le logisticien  lorsque vous êtes directeur logistique, ce qui constitue déjà un énorme poste, vous n’arrivez pas forcément à la fonction de DG ensuite. Et si l’image de certains groupes industriels est toujours très attrayante, les postes de logisticiens sont toujours un peu moins nombreux que chez les professionnels du métier.

Les candidats sont-ils prêts à bouger ou sont-ils toujours aussi prudents ?

Plutôt à l’écoute du marché et remarque des profils de qualité. Ce qui n’était pas le cas il y a deux ou trois ans, mais moins active qu’en 2009-2011. Ils sont intéressés, demandent à voir, mais vont rarement au bout. Ils n’ont pas retrouvé la confiance, alors que s’il y a des opportunités à saisir, c’est probablement aujourd’hui. Si l’instabilité économique les rend peut-être très frileux, leur métier très prenant fait aussi qu’ils ne regardent pas beaucoup à l’extérieur.